Article publié le
30 - 11 - 2025

Le handisport et Opportunity Players : Un partenariat évident

Papa dévoué du multiple champion du monde et olympique belge Maxime Carabin qui plus est auteur de plusieurs records du monde en course en fauteuil, Frédéric Carabin a décidé lui aussi de se lier à la plate-forme. Il nous détaille ses rôles à l’aube de l’instauration du handisport sur Opportunity Players.

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Ça y est, le handisport est officiellement lancé sur Opportunity Players. Et si vous en aviez déjà eu un avant-goût il y a quelques mois via notre interview de Maxime Carabin, son papa, Frédéric s’est aussi allié à la plate-forme.

« Il faut rappeler que Christel, qui a lancĂ© Opportunity Players, a un passĂ© de handballeuse et notamment du cĂ´tĂ© de VisĂ©, tout comme mon fils Maxime et ma fille Marie Â», nous dit-il. « C’est un hasard … qui n’en est pas un au final. Concernant Maxime, il est jeune et c’est quelqu’un qui adore raconter son histoire et aider les gens. Le handisport et Opportunity Players Ă©tait un partenariat Ă©vident Ă  nos yeux. Â»

FrĂ©dĂ©ric aura plusieurs rĂ´les au sein de la plate-forme. « Ă‡a consistera surtout Ă  dĂ©velopper le handisport mais aussi Ă©toffer les contacts avec les diffĂ©rentes ligues et fĂ©dĂ©rations, belges et Ă©trangères, afin de faire connaitre le site et l’application, pour ĂŞtre la passerelle pour les athlètes handisport. Introduire et inclure le handisport est aujourd’hui très important. Il y a dĂ©jĂ  pleins de gens dans le sport valide qui sont en recherche d’aide et de soutien mais il y en encore plus dans le handisport oĂą il n’y a parfois pas grand chose, voir rien, qui est mis Ă  disposition des sportifs. L’objectif est que ces athlètes soient vus. Il n’y a pas non plus de Linkedin du sport, c’est pour ça qu’Opportun Players est avant-gardiste, surtout concernant la discipline qui nous intĂ©resse ici. Â»

Aujourd’hui, un athlète handisport a besoin de certains spĂ©cialistes Ă  ses cĂ´tĂ©s. Des spĂ©cialistes qu’on peut retrouver sur la plate-forme. « Un athlète handisport a souvent besoin d’un kinĂ© sportif, d’un prĂ©parateur physique, d’un coach mental … LĂ  oĂą Opportunity Players peut aussi ĂŞtre utile, c’est dans le fait de donner l’opportunitĂ© de pouvoir discuter avec des athlètes de haut niveau de tout ce qui serait possible de faire pour continuer son avancĂ©e. Mais Ă©galement pour trouver des connexions afin de se procurer le matĂ©riel nĂ©cessaire notamment pour les gens qui dĂ©butent, ou pas, et qui n’ont pas l’argent ou les connaissances pour trouver ce qui leur faut. Car oui, dans le handisport, le matĂ©riel n’est pas toujours donnĂ©. Â»

En effet, pour reprendre l’exemple de Maxime Carabin, il faut parfois dĂ©bourser plusieurs milliers d’euros pour avoir un fauteuil de qualitĂ©. « Nous, on s’est dĂ©veloppĂ©s fort seuls. Mais tout ce qu’on a emmagasinĂ© derrière, nos connaissances comme nos contacts Ă©tablis dans le monde, il faut le partager, il faut rediriger les gens. Quand tu es handicapĂ©, tu ne sais jamais vers qui te tourner ou bien, tu n’as jamais les bonnes rĂ©ponses. Ça rejoint notre philosophie et ce qu’on faisait avec notre ASBL Wheeler Forever. Mais ici, on ne le fera plus Ă  un petit Ă©chelon. Grace Ă  Opportunity, on va pouvoir se permettre de faire des choses au niveau mondial. Â»

Ce partage des connaissances va aussi se complĂ©ter autrement. « C’est le deuxième point important. Sur la plate-forme dans la partie « service Â», on va y mettre une partie « handicap Â» oĂą on peut venir poser ses questions, comme une FAQ. On pourra aider les gens  grâce Ă  nos connaissances, que ça soit au niveau lĂ©gislation, pour les demandes d’aides Ă  formuler. Des athlètes dans certains autres pays n’ont peut-ĂŞtre pas les ressources qu’il faut pour s’en sortir … Ă€ l’étranger, il n’y a pas toujours des ligues handisport. »

« Il y a aussi un troisième point. On veut pouvoir renseigner les gens sur des formations capitales comme celles sur l’antidopage, qui sont gratuites. C’est important surtout pour les jeunes qui pourraient ĂŞtre amenĂ©es Ă  vouloir faire un peu n’importe quoi pour performer. Il faut pouvoir leur dire ce qu’on peut faire ou non. Il est toujours intĂ©ressant de savoir ce qui est autorisĂ© ou ce que tu risques si tu enfreins les règles. Â»

Si trois points cruciaux sont abordĂ©s ici, FrĂ©dĂ©ric ne manque pas d’autres idĂ©es. « On peut montrer aux clubs comment dĂ©velopper des sections handisport. Ils peuvent par lĂ  attirer un nouveau public. Ça peut amener de nouveaux athlètes qui prendront goĂ»t Ă  ça, qui rĂ©aliseront peut-ĂŞtre des exploits et qui apporteront aussi une lumière sur leur club. Personnellement, on a dĂ©jĂ  eu des demandes pour venir s’entraĂ®ner chez nous en Belgique mais grâce Ă  la plate-forme, on peut très bien imaginer des choses de ce type se mettre en place. Les possibilitĂ©s sont illimitĂ©es. Il fait montrer le positif que ça peut ramener. »

Quoi qu’il arrive, l’objectif premier du lancement du handisport reste celui-ci : Â« Ce n’est pas d’aller faire le prochain champion du monde mais de mettre les sportifs atteints d’un handicap en avant. De montre que ce sont avant tout des personnes, qu’ils existent ! Â»

Joachim Gilles média Opportunity Players

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